Mohamed Khalil

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Biographie par Anne Eveillard

Hors-champ

Mohamed Khalil est né à Casablanca, dans une famille de sept enfants. De Casa, il n’en verra pas grand-chose. Il a 4 ans quand ses parents quittent le Maroc pour la France. Direction Oyonnax, dans l’Ain. Orienté vers un CAP dès le collège – alors qu’il dévore les livres de la bibliothèque de son quartier -, il intègre l’usine Grosfillex, « où j’étais régleur de presse pour la fabrication de chaises, tables, bains de soleil ». Il a 20 ans. Il pensait que son bac pro allait le mener jusqu’à une école de cinéma : « Je voulais devenir chef opérateur. » Jusqu’au jour où « un ami d’ami », photographe amateur, lui parle de « l’image fixe ». C’est le déclic : en novembre 1991, Mohamed Khalil s’achète un Pentax P30, réalise ses premiers portraits dans une école de danse d’Oyonnax et fait son apprentissage auprès du photographe Marc Forzi. La suite ? Un stage dans le studio parisien Daylight, grâce à la complicité de Laurent Philippon, un ami coiffeur pour le studio d’Alexandre de Paris. Puis il devient l’assistant de photographes tels que Jean-Baptiste Mondino, Stéphane Sednaoui ou encore Philip Dixon.

« Savoir être invisible »

Sa carrière « solo », Mohamed Khalil la démarre en 1996. Avec des portraits pour le magazine Première, des projets avec le duo de graphistes, dessinateurs et réalisateurs Kuntzel&Deygas, puis des commandes pour des agences de publicité. L’une de ses spécialités : « Savoir être invisible. » C’est comme ça qu’il va se faufiler dans les backstages des défilés de haute couture ou shooter les coulisses de tournages de spots publicitaires. La mode l’inspire. Aujourd’hui, des maisons comme Kenzo, Givenchy, Elie Saab, Dior ou Chanel font appel à lui. Mais, curieux de nature, il peut aussi refaire l’intégralité de l’organigramme de la mutuelle militaire Unéo : « Après tout, les militaires eux aussi défilent, comme les mannequins… »


Interview in english by Rosie Osborne here





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